Les abeilles sauvages

Publié le 9 Février 2018

Comment ne pas parler au moins une fois des abeilles ?

Lorsqu'un apiculteur béarnais passionné se déplace à l'étranger, il est impossible pour lui d'ignorer les essaims du pays...

Il y a deux ans, nous avions fait la connaissance de Monsieur Gopal, spécialiste de la préservation des abeilles sauvages indiennes.

Il a consacré sa vie à l'étude des insectes et en particulier au cerveau et au mode de reproduction de la très grande abeille Apis Dorsata

Pourquoi ?

Comme tout le monde le sait, l'abeille et les insectes en général sont les meilleurs pollinisateurs au monde pour les cultures, les fruits et les légumes. Si toutes ces plantes n'étaient pas pollinisées, la famine guetterait une grande partie de l'humanité.

Il a été dit que "si l'abeille venait à disparaître, l'humanité n'aurait plus que 4 ou 5 ans à vivre".... Malheureusement une grande partie de la population d'abeilles mondiale est en train de disparaître, pour diverses raisons.

Les abeilles sauvages Apis Dorsata ne vivent pas dans des ruches mais s'accrochent à des hauteurs impressionnantes  sur les branches d'arbres immenses, mais peuvent aussi à l'occasion se nicher sous de hauts  ponts ou des voutes de temples.

Les "cueilleurs de miel" en Inde sont tous de tribus aborigènes et utilisent une technique ancestrale qui nuit fortement aux abeilles sauvages et qui en plus est très risquée pour eux-même : Ils grimpent dans les arbres avec des torches qui affolent et brûlent les abeilles, ils détruisent et font tomber l'ensemble de l'essaim pour récolter un peu de miel et s'exposent à des piqûres très dangereuses.

Monsieur Gopal a développé une technique de récolte du miel qui permet tout à la fois de préserver les abeilles sauvages et de protéger les "cueilleurs de miel". Un costume tout à fait particulier et adapté, un équipement spécial et une méthode respectueuse font tout l'intérêt de sa technique.

Nous avons passé la journée en sa compagnie et avons échangé avec des "cueilleurs de miel", aussi bien dans son lieu de formation que dans un village à 60 km de là, où une démonstration en tenue apicole nous a été faite pour nous montrer l'extraordinaire dextérité de ces apiculteurs "nouvelle formule".

Grâce à la vente de miel de Salies-de-Béarn, notre association Villages Sans Frontières a participé en 2017 à l'aide à l'achat de costumes et matériel apicole.

Ces "cueilleurs de miel" sont tellement pauvres qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter cet équipement indispensable à cette manière de faire. Sans aide financière extérieure pour renouveler leur matériel quand il est usé, ils ne peuvent faire autrement que de revenir à leur méthode traditionnelle dangereuse et destructrice d'abeilles. Mais c'est leur survie qui en dépend.

Grâce au miel, ils peuvent gagner environ 170 euros par an, ce qui représente un complément essentiel.

On nous a traduit l'échange d'une jeune fille à une filette qui jouait avec l'eau d'une bassine: "Ne gaspille pas l'eau !" même si l'eau en question n'était ni propre ni potable. Les enfants de ces "tribals" sont parfois très conscients de l'impact de leur manière de vivre sur l'environnement et le futur.

Les abeilles sauvages
Les abeilles sauvages
Les abeilles sauvages

Rédigé par Maria

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Lydie 11/02/2018 10:25

Quel plaisir de savoir que vous avez transmis votre savoir faire de couture mais en même temps appris de nouvelles techniques concernant la vie des abeilles.
Un échange vraiment valorisant.

Jean François 10/02/2018 13:13

Connaissant Pascal il a dû emmagasiner des informations précieuses. On a beaucoup à apprendre de ces gens qui ne vivent pas comme nous....au contact du superficiel que nous prétendons indispensable, par exemple.
Bonne fin de séjour.

cathy 10/02/2018 08:24

Merci Maria, pour toutes ces informations et ces belles photos, bonne continuation