Amélioration des conditions de vie

Publié le 18 Février 2020

17 février
En compagnie de notre amie et partenaire Vibha et de sa soeur,  nous prenons la direction de Gerad,  une bourgade  où vivent paisiblement des communautés musulmanes et hindoues, à environ 60 km de Wardha , notre pied à terre. Les routes sont en plein travaux et il nous faut plus d'une heure pour arriver au sommet de la colline qui surplombe le grand village.
L'histoire : En 2004, quatre femmes de Gerad sont venues demander l'aide de Vibha car leurs maris étaient en prison. Le manque d'eau chronique de la région créait des tensions de plus en plus fortes qui souvent dégénéraient en conflits ou bagarres. Suite à cela les autorités avaient emprisonné ces 4 hommes. Vu la notoriété de Vibha et de son association, ces femmes pensaient qu'elle pourrait  les aider à libérer leurs maris. Cet incident démontrait que le problème de l'eau créait au quotidien des conditions de vie difficiles et problématiques.  Cela a été pour  l'équipe de  Magan Sangrahalaya le début d'un travail de longue haleine dans cette région (durant 5 ans). Dans un premier temps ils se sont attelés à la tâche de créer de nombreux dispositifs de retenues d'eau ( fossés, terrasses,  réserves d'eau, plantation de 100 000 arbres, petits lacs, puits...).

La vue sur Gerad depuis la colline

La vue sur Gerad depuis la colline

Le résultat est que maintenant Gerad est verdoyant et l'endroit est le meilleur pour la culture biologique du curcuma (qui est un élément essentiel de la cuisine indienne et qui possède de nombreuses vertus pour la santé). Les racines sont gonflées de vie et procurent de bons revenus aux paysans qui les cultivent.  Le curcuma doit être récolté par temps sec et chaud (sinon des moisissures s'installent). Dès la récolte il doit être cuit très rapidement puis séché au soleil durant une quinzaine de jours. Traditionnellement les paysans cuisent les racines de curcuma dans des casseroles sur un réchaud.  Mais ce procédé est très long et par manque de moyens de cuisson adapté, un tiers de la production pourrit et se perd chaque année !

 

Le "cuiseur"(ou autoclave) à curcuma en pleine action

Le "cuiseur"(ou autoclave) à curcuma en pleine action

 se perd chaque année !
L'année dernière,  grâce au don d'un membre de notre association Villages Sans Frontières,  un grand autoclave mobile (tiré par un tracteur) a été acheté.  Il se déplace à raison de 4 à 5 fermes par jour ce qui permet de cuire de grandes quantités de curcuma en une seule fois et en une demi heure. Les fermiers récoltent les racines juste avant l'arrivée de l'autoclave et il n'y a plus aucune perte !

 

Le superbe curcuma bio, récolte 2020

Le superbe curcuma bio, récolte 2020

Rédigé par Maria

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fouere sylvie 19/02/2020 18:55

Très intéressants, vos commentaires sur la coopérative. La façon de procéder déjà, pour le coton et surtout la récolte du curcuma qui est délicate. Génial! ces cuves, plus de perte!!! et plus de facilité, bravo!!! un gros bisous, on pense bien à vous!

cathy Bonnet 18/02/2020 19:24

Merci Maria pour tous tes reportages et explications avec toi c'est comme si nous y étions !!! Bonne route , on attend la suite avec impatience ....

Nini 18/02/2020 15:16

Félicitations pour votre soutien qui est récompensé par l'avancée du travail des récoltes.
Nous aurons une autre vision de la vie de ce peuple.

Jean François 18/02/2020 04:43

Que d'activité !!!!! Merci de porter les valeurs de l'association auprès de ces personnes qui semblent vraiment en avoir besoin, et qui cherchent à se mobiliser pour améliorer les choses.
Spéciale pensée vers Ikra .
Bises.