Publié le 8 Août 2009

Et nous voilà tous les deux (Pascal et Maria) à Marrakech. Dès mercredi, lendemain de notre arrivée, nous avons pris contact avec M. Hassan O. à qui nous avons confié la moitié du matériel donné généreusement par nos amis béarnais. Ce monsieur, berbère de l'Ourika, ne parlait presque pas français. Vous pouvez peut-être imaginer que les premiers contacts au téléphone étaient assez cocasses(!)
-"Salaam aleikoum. Aleikoum salaam. Nous venons de France et nous vous appelons de la part de Saïd A. Nous apportons du matériel scolaire et des médicaments.Pouvons-nous nous rencontrer ce matin ? -...- Oui ?-...- Comment ?-...-C'est possible dans une heure ? -...-Marrakech ?-...-(?) Quoi ? - ...- Oui, nous sommes à Marrakech! -...- A 11 heures ? -...- Demain ?-...- 5 heures ? -...- Maintenant ? - ...- Quoi ? -...- Marrakech ?-...-"

En désespoir de cause, nous avons demandé à l'épicier du coin de parler en notre nom pour se donner rendez-vous.
Une heure plus tard nous avons réussi à nous rencontrer et à échanger un peu, toujours avec l'aide de l'épicier et de son ami. Nous avons compris que ces fournitures seront données à des familles très pauvres des montagnes, proches de Marrakech.

Pour l'autre moitié du matériel, nous sommes allés dans la vallée du Zat (nom de la rivière), dans un tout petit village appelé Tizirt, à environ 25 km de Tighdouine, au fin fond de nulle part. Un endroit magnifique où vivent des familles de paysans dans la plus pure tradition berbère et dans des conditions assez difficiles (particulièrement l'hiver quand il y a de la neige). Nous avons été accompagné par un guide local pour rencontrer ces villageois. Nous avons eu l'honneur d'avoir été invités à partager un repas dans une des maisons accrochée à la montagne. Bientôt nous mettrons en ligne des photos, mais aujourd'hui pas de cordon pour l'appareil photo.

La suite au prochain épisode.


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Rédigé par Maria

Publié dans #Au jour le jour

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