Publié le 8 Janvier 2012

 

Voici donc la fin de notre séjour si enrichissant.

 

Nous en repartons plein d'admiration pour le Sénégal et ses habitants et le souhait d'essayer de faire "avancer" les choses dans le bon sens, dans la mesure de nos moyens.

 

C'est pourquoi, consternés par l'envahissement des plastiques en tous genres dans ce beau pays, nous avons réalisé une  petite séance de sensibilisation à l'environnement en ramassant des déchets dans un espace près des cases de Faoye.

 

Nous espérons pouvoir faire  plus à l'avenir... dans différents domaines, si possible.

 

Fin d'une belle aventure.

 

 

 

 

 


 


 


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Rédigé par Maria

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Publié le 6 Janvier 2012

 

Tout d'abord, merci de tous vos commentaires qui font chaud au coeur. Quel plaisir de jouer au reporter pour des lecteurs aussi attentifs et gentils !

 

Pour voir l'ensemble des articles concernant ce voyage, cliquez ici


 

Pour bien commencer l'année dans cette campagne perdue du Sénégal (dans la région du Siné-Saloum), nous sommes partis dans la matinée du 1er janvier,  à la « recherche de l’arche essaim perdu » ou plus exactement nous sommes allés chercher si un essaim d’abeilles avait élu domicile dans un arbre proche du village. Le jour précédant, nous avions repéré que des abeilles venaient chercher de l’eau dans une jarre mais que beaucoup s’y noyaient. Tout le monde sait que les abeilles favorisent le développement des fruits en pollinisant les fleurs. En ce moment, c’est la saison des fleurs de manguiers, il faut donc essayer de faire en sorte d’éviter la mort inutile des abeilles, pour que la récolte des mangues soit bonne pour que ces courageux villageois puissent en profiter.


Malgré nos recherches nous n’avons pas trouvé l'endroit d'où venaient les abeilles. Par contre, nous avons trouvé des nids d’oiseaux tisserands, une termitière au pied d'un arbre et… un chat caché dans le creux d’un arbre.


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Dans l’après-midi, nous sommes partis, en compagnie de Ousmane et quelques amis, dans un village voisin pour assister à un combat de lutte sénégalaise (sport national et favori, avant le football). Pascal en avait déjà vu des extraits à la télévision à Dakar, mais là, nous allions y assister en direct.


Autour d’un terrain sableux entouré de filets (pour contenir les spectateurs), les chants Sérères nous faisaient patienter, accompagnés du rythme soutenu des tam-tams et autres djembés des « griots » (membres d'une ethnie de musiciens).

 

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Puis l’arène a commencé à se remplir avec les premiers lutteurs, accompagnés de leurs entraineurs. Tout un rituel s’est mis en place. Les athlètes ont commencé à s’échauffer, le torse et les jambes nus, parés de quelques gris-gris destinés à favoriser la victoire. Leurs pas, proches de la danse, étaient assez intimidants, tel le « haka » des All Blacks. De temps à autres, ils s’aspergeaient de différents liquides préparés spécialement par leur marabout, sensés leur donner confiance en eux, de la force, enfin tout pour gagner. Bien sûr, certains marabouts devaient être moins efficaces que d'autres car il y avait un perdant lors de chaque combat... 

 

(pour en savoir plus, reportez-vous à Wikipedia, par exemple : lutte sénégalaise)

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Tous étaient grands, fiers, musclés et concentrés. Les combats ont commencés avec les poids légers et la foule vibrait à chaque mouvement. Le rythme lancinant des tams-tams et autres djembés faisait monter la pression.

N'étant pas particulièrement intéressée par les sports de combat, j'ai trouvé pourtant très intéressant ce tournoi traditionnel qui est organisé dans chaque village à tour de rôle et qui fait partie intégrante de la culture sénégalaise.


La lutte était autrefois une fête rythmique qui intervenait après une récolte abondante chez les Sérères, après une bonne pêche chez les Lébous. Elle permettait, tout en se divertissant, de mesurer la valeur et l’adresse des guerriers. Des tournois de lutte étaient organisés pour déterminer le champion du village entre les localités voisines. (http://www.au-senegal.com)

 

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Jusque dans la nuit, les lutteurs ont combattus, les perdants terriblement déçus et abattus et les gagnants savourant modestement leur victoire… (leur récompense: l'admiration de tous et un ou plusieurs sacs de riz).

 


 

Quelques réflexions au hasard :

Nous apprécions beaucoup la gentillesse légendaire des Sénégalais. Ils sont particulièrement accueillants, comparés à d'autres peuples que nous avons rencontré lors de nos voyages.

 

Nous sommes en admiration devant le profond respect qu'ils témoignent envers leurs aînés, qu'ils soient de la famille ou non. L'éducation de la plupart est exemplaire. Ousmane nous expliquait qu'étant l'aîné de la famille, il se devait d'être un exemple pour ses frères et soeurs et ne pouvait donc pas se permettre d'écarts de conduite.

La grand-mère est considérée comme un élément important de la famille. Elle transmet les traditions orales et quand sa santé n'est plus aussi bonne, elle s'occupe des petits-enfants. Mama Adama est très reconnaissante à la France d'avoir accueilli son fils ainé, qui vit à Paris.

 

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La nourriture sénégalaise est délicieuse, et en particulier celle préparée par notre hôtesse de Dakar, Bineta. Non seulement c'était un régal, mais elle trouve toujours la façon de la présenter d'une façon très agréable.

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Dakar est une ville qui n'a qu'une seule route principale de sortie, ce qui occasionne des embouteillages monstres tous les jours. Nous avons passé des heures et des heures dans la pollution des pots d'échappement, la poussière, le bruit des moteurs... (pour aller à Thies/Fandène, pour en revenir, pour aller à Faoye, pour circuler dans Dakar même, etc.)

 

 

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Heureusement les conducteurs sont plutôt corrects entre eux. Mais tout ce temps perdu est bien embêtant. Surtout quand on tombe en panne.

 

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Comme nous sommes en période électorale, les partisans des candidats organisent des congrès où les femmes portent les couleurs du parti. Elles se déplacent en groupe dans des minibus ou se groupent le long de la route. Ce qui, pour l'oeil, est plutôt agréable. Je n'ai, malheureusement pas pu en faire de photo correcte.

 

Le lac Rose (au nord de Dakar) n'est pas rose tout le temps, car lors de notre visite, il n'y avait de vagues reflets rosâtres sur les bords, mais pas plus. Il paraît qu'il faut revenir au mois d'avril. En effet, le lac a cette couleur grâce à une micro algue qui, pour résister à la teneur énorme en sel  sécrète une substance rouge. Et au mois d'avril, la "saison sèche" provoque une évaporation importante de l'eau et accroit le taux de salinité (10 fois supérieure l'eau de mer). Par contre il y a des vendeurs et vendeuses de babioles assez ... insistants.

Ousmane, notre ami, interprète, guide, chauffeur et bien plus (et futur visiteur médical) devant le Lac Rose.

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Les jeunes qui pourraient avoir des tendances à devenir délinquants sont dirigés vers la lutte sénégalaise et de ce fait, reviennent très vite dans le droit chemin, car il faut un entrainement quotidien et très rigoureux pour devenir lutteur. Donc s'il y a beaucoup de chômage au Sénégal, il y a peu de délinquance...

 

Voilà pour aujourd'hui...

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Rédigé par Maria

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Publié le 6 Janvier 2012

Nous avons découvert les joies de la pirogue pour aller voir des zones de pêche. La grande pirogue était si lourde sur le sable qu’Ousmane, notre jeune guide, a dû faire appel à une dizaine de jeunes du village, dont le lutteur (charpentier de métier) de Faoye qui a remporté la finale il y a deux jours, dans la catégorie poids moyen.


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Tous les efforts conjugués, la pirogue a été rapidement poussée à l’eau. Un vieil homme était sur le point de partir pêcher. Ousmane lui a proposé d’attacher sa pirogue à rames à la nôtre, équipée d’un moteur. C’était là une nouvelle preuve du respect qu’ont les jeunes sénégalais pour leurs « anciens » et du soutien qu’ils leur témoignent chaque jour. Et c’est donc tout un équipage qui s’est mis en « route » pour la presqu’ile située à une vingtaine de minutes.

 

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Arrivés à destination, le vieux pêcheur reprit sa route.

Nous avons débarqué sur l’ile en plongeant les pieds dans la vase noire (ça doit être surement bon pour la peau…) pour atteindre la longue plage blanche de sel. Et nous avons découvert un endroit préservé, sans pollution, avec un troupeau de vaches comme seule présence.

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Certains trous naturels (d’une dizaine de mètres de large) servent de terrains de culture pour le riz. Bien entendu, ce sont des variétés adaptées à la salinité du terrain, imprégné de sel marin.

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La pirogue prend l’eau et il faut écoper de temps en temps.

 

 

 

 

Nous avons enfin vidés nos valises en distribuant les fournitures scolaires à l’école maternelle et l’école primaire de Faoye. Nous avons rencontré le jeune directeur qui nous a fait part de ses difficultés pour que les 7 instituteurs puissent enseigner dans de bonnes conditions dans des locaux exigus et en mauvais état. 327 élèves (dont 143 filles) fréquentent l’école primaire.

 

Ils ont été très touchés et contents des stylos, crayons, cahiers, feutres,  et autres trésors que nous avons eu le plaisir de leur donner de la part de toutes les personnes généreuses d’Orthez et des environs.


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Distribution du matériel scolaire

 

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Le directeur de l'école élémentaire de Faoye

 


 

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L'école maternelle avec des enfants exemplaires ! Plus d'une centaine d'enfants dans deux classes et pas de chahut... (Vous avez remarqué le logo du Centre Socioculturel ?)

 


 

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Remise des médicaments au dispensaire de Faoye, tenu par un infirmier diplômé, aidé d'une aide-soignante.

 

 

 

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Le matériel sportif donné par le Club de Football de Salies-de-Béarn. Nos amis sénégalais sont ravis !!

 


 

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Les savons, bijoux fantaisies et autres petits cadeaux sont aussi très appréciés !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un GRAND MERCI à toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à la réussite de ce voyage (en tant que donateurs, lecteurs, amis...)

 

Nous souhaitons donner une suite à cette mission, en essayant de mettre en place des petits projets pour aider à faire connaître les villageois de ce village de Faoye, si courageux et méritants.

 

Un petit film va être réalisé et sera projeté à tous les intéressés dans un avenir proche.

 


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Rédigé par Maria

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Publié le 6 Janvier 2012

 

 

 

senegal - Copie Hier, journée voyage. Nous étions à Fandene et nous avions demandé à ce qu’un taxi vienne nous prendre à 9h pour aller à Thies. Moussa est arrivé plutôt vers 9h45 et nous a transporté sur les 6/7 km qui nous séparait de l’entrée de Thies pour 3000 Francs CFA (= 4,50 €, tarif élevé mais prix de l’aller-retour car peu de personnes souhaitent revenir à Fandene dès le matin). Il semblerait que Moussa n’ait pas la « licence » pour aller au-delà cette zone. De là, il a fallu prendre un deuxième taxi (spécial « intra muros ») pour nous amener à quelques kilomètres au « Garage » (gare routière). C’est là que nous pris un « taxi 7 places » (serrées quand nous étions au complet)

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qui, après deux heures de route (et d’embouteillages) nous a déposé à bon port (Dakar) pour la modique somme de 3000 Francs CFA.

Après quelques jours de tentatives pour maîtriser mes cheveux sans l’aide de démêlant ou de sèche-cheveux, etc. j’ai enfin trouvé une solution : mettre un grand tissu enroulé autour de la tête, ce qui permet de ne pas se préoccuper de la coiffure et qui sert en même temps de protection contre le soleil et le vent.

Après avoir déjeuné (Thiou au poisson), nous avons attendu un co -voyageur un long moment avant de repartir pour notre nouvelle destination (Faoye).

 

 La petite voiture Renault Clio est pleine à craquer. Nos deux grandes valises contenant les fournitures scolaires et le matériel sportif ; une télévision, un grand sac de nourriture et un petit rajout de 2 personnes supplémentaires équilibre bien l’ensemble. La voiture donne l’impression d’en avoir vu d’autres.  


Nous partons enfin et passons à nouveau deux heures dans les embouteillages de Dakar. Fumée, échappement, poussière, vent font que l’air est un peu difficile à respirer. La nuit tombe et la circulation est un peu difficile avec beaucoup de camions qui viennent du Mali. La route se rétrécit. A un certain moment, on tourne à gauche et au bout de quelques kilomètres de piste de terre les phares éclairent les premières maisons/huttes de Faoye, notre village de destination où nous allons passer quelques jours.


Le village est plongé dans le noir. Nous sommes invités à entrer dans la maison « familiale » que se partagent le chef de famille et ses quatre femmes. Eh oui, nous sommes en pays musulman où il est de bon ton d’avoir plusieurs épouses. Chacune a quand même sa propre chambre.


Comme nous n’avons pas encore mangé, une des femmes nous apporte des baguettes de pain beurrées accompagnés de tout-petits sachets de café instantané (dose pour une personne), avec des sachets un peu plus grands de lait en poudre.


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Ensuite nous sommes dirigés vers la maison de Tante Marie qui nous servira de pied à terre. Elle habite en Suisse et se fait construire une belle maison pour pouvoir revenir « au village » pour la retraite.

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C’est le souhait de tous les Sénégalais de se retrouver en famille, loin de la ville ou de l’étranger où ils ont été obligés de gagner leur vie et subvenir aux besoins de toute la famille, ce qui n’est pas rien !


 En effet, les familles sont très nombreuses et la notion de famille est très large aussi. En effet, en plus des parents (père et ses femmes) il y a les frères et sœurs, mais aussi les cousins, les neveux, les oncles, les tantes, etc. Les ainés de ces familles ont le devoir de faire le maximum pour protéger, accueillir, héberger, nourrir, éduquer si besoin tous les membres proches ou lointains. Bien sûr, dans la mesure du possible, chaque membre de la famille essaye de subvenir à ses besoins, mais le problème du manque de travail et de revenus se fait cruellement sentir.


La maison de Tante Marie n’est pas habitée et encore en travaux. A la lueur d’une bougie (pas d’électricité au village) nous découvrons un bel espace avec deux chambres dont une équipée d’un grand lit et d’une moustiquaire.


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De  toute évidence, cela fait quelques temps que la dernière personne a dormi là… La seule maison qui a l’électricité (à partir de panneaux solaires) est la maison familiale du chef de famille.


On nous indique les toilettes et « salle de bain » au fond du « jardin », tout cela à la lueur d’une lampe de poche. C’est une cabane recouverte de tôles équipée d’évacuations sommaires, mais malheureusement pas d’eau.


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Pas d’eau non plus dans la maison et nous dépendons des baquets d’eau apportés par Sorna, la jeune sœur d’Ousmane qui transporte de lourdes charges sur la tête.

Nous improvisons la literie tant bien que mal et passons notre première nuit bercés par des bruits étranges provenant du coin d’une penderie ou du toit en tôle : Des bestioles courent, grignotent ou se déplacent. Nous ne risquons rien dans la moustiquaire.

 

 

31 décembre.

Nous passons le dernier jour de l’année à découvrir les activités de ces villageois. Le chef de famille, Moundor, a un cheptel d’une centaine de vaches (type zébu), des chevaux, des moutons et des chèvres.

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L’utilité principale des vaches est la fertilisation des champs des alentours, ce qui permet de cultiver du mil durant « l’hivernage » (saison des pluies, juin, juillet, août). Un peu plus loin du village, des cultures d’arachides  (qui serviront à faire de l’huile à l’aide d’une petite presse toute simple, ou à être vendus à la ville pour générer quelques revenus). Mais en ce moment (et ce jusqu’en juin), il ne reste que la terre, quelques tiges sèches et des arbres. Il y a des réserves de mil entreposées sous des bâches.

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 Mais cette réserve n'est pas suffisante jusqu'à la prochaine récolte. Le mil est l’aliment principal ici. Ils le mangent une à deux fois par jour (petit déjeuner et le soir sous forme de « couscous »= semoule), accompagné de viande (mouton ?)

 

Une deuxième activité de ce village est située à un ou deux kilomètres de là. Ils se rendent en « calèche » (petite remorque attelée à un cheval) aux « puits de sel ».

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C’est une activité principalement réservée aux femmes, enfants et jeunes. Nous sommes dans une région qui jouxte un bras de mer (Saloum). Nous découvrons ces parcelles creusées dans le sol qu’ils remplissent d’eau de mer.

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En s’évaporant, une croute de sel se forme, qui est récolté par les femmes (les jeunes filles ne participent que durant les vacances). Elles raclent la croute le plus souvent avec les mains et déposent le sel sur les bords. C’est ensuite au tour des enfants de remplir des seaux ou des bassines avec le sel et de le transporter sur la tête et de le jeter sur un grand tas. Ces tas seront mis dans des sacs.

Il fait froid ce matin-là et les enfants et les femmes sont emmitouflés tant bien que mal pour résister au vent.

C’est un travail long et difficile, mais qui est rentable car le sel est revendu et rapporte donc de quoi subvenir aux besoins essentiels. Ces villageoises et leurs enfants font preuve d’un tel courage ! Même la plus petite, trop jeune pour aider à transporter le sel, a la responsabilité du bébé qu’elle porte sur le dos.

 

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Un peu plus loin, ce sont de jeunes garçons qui triment dur pour enlever la couche de limon d’une « digue » qui servira aussi à récolter du sel. Nous sommes impressionnés par le dur labeur nécessaire à l’exploitation du sel marin dans cette région du bras de mer Saloum. Faut-il que ces villageois soient courageux et dans le besoin pour accomplir cette tâche ingrate sans rechigner. Bien sûr, ils ont un sens du devoir et des responsabilités très développé, mais quand même ! Tout le monde ne supporterait pas ces conditions de vie. Et pourtant, la plupart des Sénégalais que nous avons rencontrés, vivants à l’étranger, à Dakar ou dans les villes ont exprimé leur désir de revenir au village, dans la mesure du possible.

 

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Une troisième activité de ces villageois est la pêche qui leur permet d’avoir un apport de poisson frais. Ils utilisent de longues pirogues équipées d’un moteur. Ces embarcations sont tellement lourdes lorsqu’elles sont à terre qu’il faut plusieurs jeunes hommes forts pour les pousser dans l’eau.

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Rédigé par Maria

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Publié le 5 Janvier 2012

Des photos ont été ajoutés aux articles précédents : objectif Dakar et  Visites

 

 

 

Ce matin, nous préparons nos bagages (en laissant les « grosses valises » à Dakar) pour pouvoir voyager léger car nous allons à Fandene, situé à 7 km de Thies, la deuxième ville du pays. En effet, nous nous rendons à la Maison Familiale qui nous a été recommandée par l’ALSIA (Association Landaise de Solidarité Internationale Agricole).

Direction le Garage (comprenez la gare routière) où un bus attend les passagers. Et en attendant le départ, le spectacle commence : défilement de marchands ambulants vendant des biscuits, bananes, oranges, noix diverses mais aussi : brosses à dents, porte-clés, briquets, lessive ou forfaits pour portables.

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Oh ! Ça bouge, le chauffeur se décide enfin à prendre les choses en main… il était temps. Moins d’un kilomètre plus loin, le bus s’arrête à nouveau et oui surprise ( !?) ce sont de nouveaux vendeurs qui se présentent aux portes du bus. Chouette ! Seulement voilà, l’opération se répète quasiment tous les kilomètres, à la même cadence, et ce presque jusqu’à Rufisque. Il nous faut plus de trois heures pour parcourir le trajet de 70 km.

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Le bus nous amène à Thies où nous prenons un taxi jaune et noir qui, après quelques recherches nous dépose à la Maison Familiale. Là, la directrice Rokhaya (accompagnée de ses collaborateurs Augustin et Juliette) nous accueillent gentiment. On sent une légère appréhension causée par notre arrivée : « sont-ils des contrôleurs ? » « Que vont-ils penser de nous, de nos actions, des locaux, de la nourriture ? ».

 

 Rokhaya nous explique les débuts de cette première Maison Familiale au Sénégal où durant de longues années des stagiaires venaient apprendre des techniques essentiellement liées à l’agriculture et au développement local des villageois. Depuis maintenant quelques années, ils ne reçoivent plus guère mais font plutôt des actions de vulgarisation agricole et transmission de connaissances sur le terrain. Ils favorisent le micro crédit, la distribution et le partage des semences et font fonctionner une activité autour d’un moulin à mil (qui attire tous les jours de nombreuses femmes avec leur calebasses pleines de graines de mil).

   P1250949 [1024x768]                                                      P1250950 [1024x768] Ce matin, une cinquantaine de femmes avaient disposé leurs seaux ou calebasses à la queue leu leu pour faire moudre leurs grains de mil ou de maïs.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 De jolis oiseaux étaient participaient à la fête en picorant des graines tombées près des seaux.

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D’après les explications de Rokhaya, les femmes étaient venues plus nombreuses que d’habitude juste avant Noël faire moudre le grain (les villageois de Fandene sont chrétiens en majorité) et se préparaient aujourd’hui pour la fête de la St Sylvestre. Chaque femme donne une petite participation financière (en fonction de la quantité moulue) pour le meunier, la contrôleuse  et les frais d’entretien du matériel. Une fois le grain moulu, elles retournent à leurs occupations : aller vendre de la farine, s’occuper des enfants, nettoyer la maison…

Le soir c’est plutôt la décortiqueuse à mil qui entre en action. Elle sépare les grains du son. Cette machine a été financée par l’ALSIA, tout comme certains puits des alentours.

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Rokhaya et son équipe nous ont fait visiter le village de Diayane où des agriculteurs utilisent des puits creusés grâce aux fonds récoltés dans les Landes. Ils cultivent des piments, aubergines, un peu de tomates, des arbres fruitiers (mangues, oranges, citrons…). Ils rencontrent parfois quelques difficultés de voisinage avec les bergers Peulhs qui laissent paître leur bétail où bon leur semble.

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Des femmes de villages des alentours viennent de temps en temps participer à la transformation de végétaux en jus de fruits ou sirops (bissap, gingembre, tamarin…).

Proche de la Maison Familiale se trouve un centre de parrainage géré par une grande organisation internationale, qui  aujourd’hui organisait une distribution de fournitures scolaires pour près de 700 élèves.

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Rencontre avec les baobabs mythiques.

 

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Rédigé par Maria

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