Publié le 14 Février 2014

 

Quelques « snaps » (clichés) pour évoquer certains "moments de beauté" rencontrés au cours de notre voyage.


Coucher de soleil à Hemalkasa, à un endroit où plusieurs fleuves se rencontrent et qui forment la frontière entre 3 états : le Maharashtra, l’Andra Pradesh et Chhattisgarh.


Nous n’avons pas eu vraiment envie de nous baigner car il y a des crocodiles qui vivent là et n'attendent que la visite de petits béarnais bien en chair...

Malgré le danger, les aborigènes pêchent du poisson. En regardant bien, vous pouvez voir une pirogue sur cette photo.

 

DSC08327

 


 

Toujours à Hemalkasa : un "daim Sambar", qui vit dans l’orphelinat d’animaux créé par le Dr Prakash.

 

DSC08405.JPG

 

Quelques fleurs exotiques (si les botanistes qui lisent ce blog connaissent le nom de la première, merci de le mettre en commentaire) :

  DSC08990DSC08396

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC09677

DSC09676

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fleur rose de "sensitive" de la famille des acacias, dont les feuilles se replient dès qu'elles sont touchées.

 

Quelqu'un connaît le nom de cette fleur jaune ?

 

DSC08765Lalita, une jolie jeune indienne venue faire un stage en médecine à Anandwan.

 

DSC09980

 

Une petite promenade sur les "backwaters" au Kerala. Ce sont des lagunes d'eau saumâtre avec une variété de plantes et d'arbres intéressante.

 

 

Pour répondre à certaines questions posées dans les commentaires :


Les personnes handicapées ou lépreux guéris d’Anandwan peuvent rester pour le reste de leur vie dans ce village pas comme les autres, mais s’ils ont la possibilité de vivre ailleurs, ils sont libres. Les « nouveaux » lépreux ne restent pas car si la maladie est traitée dans les débuts, il ne reste aucun signe extérieur. Contrairement à la croyance populaire, la lèpre n’est pas si contagieuse car seul 3 à 5 % des personnes sont susceptibles de développer cette maladie, après avoir côtoyé un malade non soigné.

 

Il est intéressant de noter que le gouvernement indien clame que la lèpre n’existe plus en Inde, mais c’est ce même gouvernement qui finance entièrement les médicaments contre cette maladie dans l’unique hôpital spécialisé d’Anandwan. D’après notre ami médecin chef de l’hôpital, cette maladie est même en progression depuis quelques années.


.Il y a des mariages qui se célèbrent entre personnes handicapées ou lépreux guéris. Madan est handicapé physique (incapacité à se servir de son bras droit et il boite). Il est responsable de l’hébergement des visiteurs. Il est marié avec une jeune femme sourde et muette et ils ont un garçonqui n’a aucun problème. L’enfant communique avec sa maman en langage des signes.


DSC08281-001.JPG

En Inde nous nous débrouillons à communiquer en anglais, mais nombreux sont les indiens qui ne parlent pas l’anglais. Il y a une langue « officielle » qui est l’Hindi, mais aussi plusieurs langues, selon les états : le tamoul pour l’état du Tamil Nadu, le malayalam plus particulièrement au Kerala, le marathi  dans le Maharashtra, l’ourdou, le tegoulou, etc.


Nous avons remarqué que le Kerala est plus riche que dans la région de Nagpur, par exemple. Les routes sont entretenues, la végétation beaucoup plus luxuriante, beaucoup plus de touristes, bref la vie semble plus facile.

 

C'est avec cet article que s'achève notre voyage.


Mais nous emportons avec nous de beaux souvenirs, un peu de nostalgie et beaucoup d'admiration pour certains habitants de ce pays. Nous reviendrons !

DSC08943-copie-1.JPG

 

Namasté ! (Bonjour ou au revoir en Hindi)


Voir les commentaires

Rédigé par Maria

Repost0

Publié le 12 Février 2014

 

Continuons à vous faire découvrir une partie de l’Inde du sud avec la découverte des plantations de thé. Pour aller de Kochi à Munnar (qui est le principal lieu de culture du thé de cette région) il a fallu prendre le bus pour effectuer  les 130 km qui sépare les deux villes. Pas très loin me direz-vous, mais ce trajet a pris 5 heures quand même dans la chaleur et la poussière ! Pareil pour le retour. Quand nous avons vu l’aspect général du bus, nous avons pensé qu’il devait avoir fait au moins trois fois le tour de la terre, tellement il était vieux et en mauvais état.


Nous sommes donc arrivés à Munnar dans la montagne, par des petites routes sinueuses et très fréquentées. Là nous avons trouvé une chambre d’hôtes avec une vue magnifique sur les plantations de thé à l’infini. Quel spectacle étonnant !

DSC09557DSC09711 [1024x768]

 


Le soir même nous avons pu apprécier un aspect culturel sous la forme de spectacles de danse classique et de Kathakali (genre de théâtre)


DSC09607       DSC09425 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour bien terminer cette aventure dans les montagnes du Kerala, voici l’éléphant que nous avons rencontré.

 


 

DSC09737

Voir les commentaires

Rédigé par Maria

Repost0

Publié le 10 Février 2014

La dernière partie de notre séjour est consacrée à la découverte d'ue partie de l'Inde que nous ne connaissons pas encore: le Kérala, au sud ouest. Nous avons fait le trajet inverse en train pour revenir à Mumbai et nous y avons laissé Eva (qui reprenait l’avion le lendemain).

Reji et Monique avaient déjà repris le chemin du retour quelques jours auparavant.

 

De Mumbai, un petit vol vers le sud de l’Inde, et plus précisément Kochi (anciennement Cochin), à 1400 km de là.nagpur-mumbai-kochi-001.jpg

 

C’est dans ce port connu pour ses épices que nous avons découvert les filets de pêche du style « carrelets », et fabriqués à partir du modèle des filets chinois.


Des pêcheurs nous ont invités à participer à la remontée du filet (qui nécessite la force de plusieurs hommes).

 

DSC09348.JPGDSC09344.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC09355

 

Cela fait penser au proverbe chinois :

 

Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour.

Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours...

Voir les commentaires

Rédigé par Maria

Repost0

Publié le 7 Février 2014

 

Pour continuer notre tournée des lieux qui nous semblent significatifs en Inde, nous avons quittés Anandwan pour aller à Wardha, à deux heures de route (défoncées).


C’est là que nous avons retrouvé Vibha et sa mère Prabha. Elles sont des amies de longue date (je les connais depuis bientôt 40 ans !) et elles s’occupent d’une association qui s’appelle Magan Sangrahalaya qui fonctionne dans l’esprit de Gandhi.

 

gandhi.jpg

Qu’est-ce que le Mahatma Gandhi cherchait à promouvoir ?

Gandhi, encore très présent dans la mémoire indienne, il est une figure emblématique car toute sa vie il mena une campagne nationale pour l'aide aux pauvres, pour la libération des femmes indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de l'intouchabilité et de la discrimination des castes, et pour l'autosuffisance économique de la nation, mais surtout l'indépendance de l'Inde de toute domination étrangère. (source : wikipédia Gandhi par Wikipédia)


L’activité principale de Vibha est de créer des activités pour que des petits groupes de femmes (principalement) puissent avoir quelques revenus en travaillant. Comme cela, ces femmes dépendent moins de leurs maris qui dépensent trop souvent l’argent du ménage en boisson. Dans ce cas c’est tout l’équilibre de la famille qui est en péril, car lorsqu’il n’y a plus assez d’argent, les enfants ne vont plus à l’école et les mères sont désespérées de l’avenir de leurs enfants.


C’est comme cela que plus de 100 villages des alentours de Wardha ont des petits groupes de femmes qui réalisent des activités manuelles. Vibha a commencé par nous montrer un petit groupe de 10 femmes qui filaient du coton bio pour la fabrication de tissu fait main  et teint ensuite avec des couleurs naturelles.

DSC09129.JPGDSC09131.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre petit groupe réalisait des confitures, des pickles, des pâtes de fruits (mangues et autres fruits exotiques séchés dans un four solaire).

Il y a avait aussi des femmes qui fabriquaient des stylos avec des vieux journaux. Quel bon exemple de recyclage !

 

DSC09167

Cette femme réalise un « éco stylo » en enroulant du papier journal autour d’une recharge pour stylo (de bonne qualité, pour que les utilisateurs reviennent en acheter d’autres.)


Au fait, j’ai failli oublier de vous dire qu’il y a quelques jours nous avons été invités à un baptême. Le tout petit garçon de deux mois a été nommé Sharvil. La cérémonie haute en couleurs a été célébré en grande pompe.

DSC08713.JPG

DSC08712.JPG

Décorations pour le baptême

 

DSC08738DSC08751.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par Maria

Repost0

Publié le 6 Février 2014

 

Hemalkasa est devenu un endroit assez exceptionnel, lui aussi. Six cents enfants sont scolarisés (internat) gratuitement pour que les jeunes générations d’aborigènes puissent recevoir une éducation.

 

DSC08498

La classe des tout-petits

 

Le travail effectué depuis quarante ans par le Dr Prakash Amte et sa femme  est remarquable.

 

Maintenant ce sont leurs fils (accompagnés de leurs femmes) qui ont pris la relève et s’occupent de soigner les milliers de malades ou blessés et des enfants de l’école qui accueillent de plus en plus de filles.

 

DSC08511

Samiksha Amte est la responsable de l’ensemble de l’école. Elle applique des méthodes modernes d’apprentissage, y compris sur les murs des bâtiments de l’établissement. Dans cet endroit si isolé de tout, nous avons eu le plaisir de trouver une équipe d’enseignants motivée et des enfants heureux et studieux.

 

 

C’est à Samiksha que nous avons confié toutes les fournitures scolaires données généreusement par toutes les personqui fréquentent  le CyberCentre et/ou le Centre Socioculturel d’Orthez.



DSC08550

 

Les enfants étaient très contents !

 

DSC08543DSC08557

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous reconnaissez le logo tenu par les élèves indiens ?

 

Les élèves (et enseignants) étaient aussi amusés par les quelques jouets et poupées apportés dans nos bagages.

 

DSC08565

 

Dans quelques heures nous quittons Anandwan pour aller dans une ville (Wardha) située à une heure et demi d'ici. Demain nous reprenons le train pour aller dans le sud de l'Inde, au Kerala.


Nous ne savons pas encore si l'accès à Internet sera facile ou pas.

A suivre...

Voir les commentaires

Rédigé par Le travail effectué par le Dr Prakash et sa femme depuis quarante ans est remarquable. Maintenant ce sont leurs fils (accompagnés de leurs femmes) qui ont pris la relève et s’occupent de soigner les milliers de malades ou blessés et de l’école qui accueillent de plus en plus de filles. Samiksha Amte est la responsable de l’ensemble de l’école. Elle applique des méthodes modernes d’apprentissage, y compris sur les murs des bâtiments de l’établissement. Loin de tout, nous avons eu le plaisir de trouver une équipe d’enseignants motivée et des enfants heureux et studieux.

Repost0

Publié le 5 Février 2014

Merci pour tous les commentaires qui nous font bien plaisir !

 

Suite de notre voyage :

 

 

Nous avons fait un aller-retour en deux jours et demi pour aller à Hemalkasa, qui se situe à 250 km d’Anandwan. Il faut dire que cela n’est pas de tout repos car le voyage dure environ cinq heures. La dernière partie du trajet (60 km) est particulièrement difficile car la route est très abimée par les moussons et les trous sont très nombreux.  Aie aie aie le dos !

 

Quelques explications pour décrire Hemalkasa :

Il y a 40 ans, Baba Amte a voulu venir en aide à un peuple oublié de tous : les aborigènes de l’Inde (ils étaient à l’origine les premiers habitants de l’Inde, puis ont été envahis et refoulés au fin fond des forêts).


Ils vivaient dans des conditions extrêmement difficiles de pauvreté et de danger (à cause des animaux sauvages : ours, léopards, serpents, etc.)


N’ayant aucune instruction, ne sachant ni lire ni écrire, ni même parler la langue officielle (le hindi), ces centaines de milliers d’aborigènes étaient exploités par des gardes forestiers ou autres fonctionnaires sans scrupules. Ils les obligeaient à travailler très dur  pour quelques centimes par jour, et parfois les jeunes filles étaient envoyées dans des maisons closes.


Epris de justice, Baba Amte  demanda  à son plus jeune fils Prakash de créer un dispensaire  pour soigner gratuitement ces personnes victimes d’attaques d’ours, de fractures, de malnutrition ou de malaria.

 

DSC08461


C’est comme cela que le Dr Prakash a commencé il y a 40 ans à vivre au beau milieu de la jungle, avec sa femme (médecin également) loin de tout et même coupé du monde durant plusieurs mois chaque année, à cause des rivières en crues durant la mousson (3 ou 4 mois dans l’année, de juin à septembre).


Situé au cœur de la forêt, à 60 km de la plus proche petite ville, ce qui est devenu le village/école/hôpital d’Hemalkasa reçoit chaque jour en moyenne 150 patients venant de 1000 villages aux aDSC08443lentours.

 

 

La consultation du matin                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC08440    

Une des élèves de l’école s’inquiète pour sa sœur malade qui est venue se faire soigner à l’hôpital d’Hemalkasa.                               

Voir les commentaires

Rédigé par Maria

Repost0

Publié le 3 Février 2014

Nous avons enfin trouvé un moyen plus facile d'accéder à Internet.

 

C'est pourquoi nous allons pouvoir vous emmener continuer la visite d'Anandwan, ce village pas comme les autres, au centre de l'Inde...

Le premier jour nous avons eu droit à un mini spectacle du groupe de jeunes chanteurs, tous handicapés. Les haut-parleurs étaient à fond (comme toujours en Inde) et nous avons perdu quelques décibels d’audition.

DSC08818DSC08821

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC08822

 

Puis nous avons fait le tour des différents ateliers (tissage, cartes de vœux, etc.) mais aussi d’un petit atelier qui forment de jeunes chômeurs ainsi que des élèves sourds et muets aux techniques de la construction, maçonnerie, etc.

 

DSC08119.JPG

Mais notre visite n’aurait pas pu se faire sans aller voir  une jeune femme que nous connaissont maintenant depuis 2007 et qui est lourdement handicapée.

 

Malgré cela, Shakuntala (c’est son nom) fabrique des cartes de vœux en fils avec ses pieds. Non seulement elle est extrêmement habile avec ses orteils mais elle a toujours une incroyable joie de vivre.

 

DSC08053.JPG

 

DSC08029.JPG

Première rencontre avec Eva.

 

Voilà pour aujourd'hui. A très bientôt !

 


Voir les commentaires

Rédigé par Maria

Repost0

Publié le 3 Février 2014

J avais passe un bon moment a ecrire le prochain article mais arrives dans ce cybercafe

qui est assez ancien, impossible de lire le texte qui est sur ma cle usb. On voit que ce n est pas un cybercentre bien entretenu ! Impossible aussi d ajouter une petite photo. 

Mais sachez que tout va bien et que j aurais plein de choses a raconter la prochaine fois !

 

Je vous envoie un peu de soleil indien

 

A bientot

Voir les commentaires

Rédigé par Maria

Repost0

Publié le 1 Février 2014

28 janvier

Ici il est quatre heures du matin le mercredi 29 janvier alors qu’en France il n’est que onze heures et demi du soir le mardi 28. Le décalage horaire, le changement fait que nos horaires de sommeil (ou plutôt de réveil) sont un peu chamboulés.

Et ce qui n’arrange rien, c’est que deux hommes sont tranquillement installés devant la porte et bavardent  à voix haute. Il est quatre heures et demi du matin quand même ! Quand je leur dit gentiment en anglais que nous ne pouvons pas dormir à cause du bruit, ils me regardent et me sourient gentiment… tout en continuant gentiment à parler tout aussi fort pendant une demi- heure ! Ils ne doivent pas comprendre  mon anglais ! Ou alors il va falloir que j’apprenne le hindi (la langue officielle de l’Inde…).

 

Le lendemain matin, le réveil est un peu… dur ! Heureusement que le petit déjeuner nous réconforte (tchaï : thé indien au lait et aux épices, accompagné de toasts grillés et omelette aux oignons). Nous sommes installés au soleil sur une table placée sur la pelouse, juste devant nos chambres. Nous sommes vraiment traités comme des rois !

 

DSC08279--1024x768-.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par Maria

Repost0