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Publié le 23 Février 2018

Nous avions dans nos valises de nombreuses paires de binocles..., pardon de lunettes d'occasion données par les amis, les collègues, les adhérents du Centre Socioculturel et également des opticiens locaux.

Nous en avions collecté tellement qu'il a fallut en laisser une partie chez nous (qui serviront l'année prochaine dans un autre pays).

Les 170 paires que nous avions pu apporter ont été données à Wardha. Certains membres de l'équipe de Magan Sangrahalaya ont eu le premier choix et cela nous a permis d'avoir un bon moment de rigolade. Surtout lorsque dans la confusion les lunettes de notre amie Ranjana se sont retrouvées mélangées parmi les autres...

Ces lunettes vont servir à des personnes démunies qui n'ont pas les moyens d'acheter des lunettes (et en particulier les montures).  Elles ont été confiées à des spécialistes qui deux fois par an organise pendant quelques jours des opérations "à la chaine" pour les plus pauvres, et cela gratuitement ou presque.  On nous a indiqué également que les lunettes de soleil (qui nous paraissaient peut-être un peu ... superficielles) sont très utiles pour les anciens lépreux qui ne supportent pas la lumière du soleil.

C'est sur ce dernier article que nous terminerons notre mission. En espérant vous avoir fait partager un peu de notre enthousiasme.

 

Toutes les lunettes seront utilisées !
Toutes les lunettes seront utilisées !

Toutes les lunettes seront utilisées !

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Rédigé par Maria

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Publié le 21 Février 2018

On ne sait pas trop comment, mais nous nous sommes retrouvés à faire des essais de confiture avec les fruits du marché, à la demande de notre amie Vibha (qui avait gouté à de la confiture de prune fabriquée par l'équipe VSF en France). La confiture indienne est extremement sucrée car réalisée avec + de sucre que de fruits.

Durant deux jours nous nous sommes improvisés "confituriers" (heureusement que Internet nous a aidé !).

La commande était de réaliser de la confiture de raisins noirs, raisins blancs, papaye et oranges.

Nous nous sommes pris au jeu et avons commencé par le raisin blanc qui s'est transformé en caramel... Raté !

Deuxième essai avec le raisin noir qui a beaucoup plu.

La confiture d'orange a été appréciée mais pour certains la cannelle dominait un peu trop.

Nous n'avons pas de retour de la confiture de papaye, et pourtant c'est celle que nous préférions lorsque nous l'avons goûté lors de la préparation. Dans toutes ces préparations nous avions mis des quantités de sucre raisonnables, mais avions prolongé la cuisson.

Il n'a pas été facile de trouver des pots en verre avec couvercles en métal, mais comme disent certains indiens "on trouve TOUT en Inde" !

Nous avons laissé les recettes pour qu'ils puissent les améliorer. Peut-être que cela donnera lieu à un nouvel atelier qui permettra à un groupe de femmes d'en vivre.

Francis Miot en aurait des frissons !

Francis Miot en aurait des frissons !

Préparation de la confiture d'orange

Préparation de la confiture d'orange

La papaye, notre préférée

La papaye, notre préférée

Il n'y a plus qu'à goûter...

Il n'y a plus qu'à goûter...

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Rédigé par Maria

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Publié le 20 Février 2018

Tout d'abord, merci beaucoup pour tous vos commentaires suite à nos articles durant cette mission/voyage, qui touche bientôt à sa fin.

C'est suite à un des commentaires/questions que nous avons mené l'enquête sur le sujet "pourquoi cuisiner au gaz alors que cela pourrait être à l'energie solaire?"

Des systèmes de cuisson solaires mis au point en Inde (que nous avons vu à Tilonia) sont efficaces et nous paraissent assez solides. Cela fait fonctionner l'économie locale car ils sont fabriqués localement. On peut y cuisiner du riz ou des légumes ou faire de l'eau chaude. Une fois dépensés les 15 000 roupies (environ 190 euros) pour l'achat, le reste est gratuit (sauf réparations éventuelles).

 

 

La chaleur produite par cette parabole solaire fait chauffer le contenu du récipient (à gauche)

La chaleur produite par cette parabole solaire fait chauffer le contenu du récipient (à gauche)

Pourquoi est-ce que ces paraboles à miroirs ne sont pas plus utilisées ?

- En Inde ce sont principalement les femmes qui cuisinent. Le matin très tôt (avant le lever du soleil) les villageoises préparent les plats avant d'aller travailler dans les champs. Quand elles rentrent chez elles en fin de journée, le soleil n'est pas assez puissant pour la cuisson du repas du soir, donc pour elles, difficile d'utiliser cette méthode au quotidien.

- Tous les repas traditionnels indiens sont accompagnés de "chapatis", "parathas" ou "naans". La cuisson de ces galettes/crèpes nécessitent une chaleur intense,  comme seul  le procure un feu direct (bois ou gaz).

- Depuis un certain temps, le gouvernement indien fait la promotion de l'utilisation du gaz par une aide financière. Pour chaque bouteille achetée  850 roupies (11 euros) un remboursement de 250 roupies (3 euros) est proposé.

- La cuisson à l'énergie du soleil demande plus de temps que le gaz.

Toutes ces raisons font que malheureusement (malgré tout l'intérêt de cette énergie propre et gratuite) la cuisson au gaz est plus pratique et donc préférée

Le Premier Ministre indien fait de la pub pour le gaz.

Le Premier Ministre indien fait de la pub pour le gaz.

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Rédigé par Maria

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Publié le 19 Février 2018

Dans la région de Jodhpur (Rajasthan) vivent les Vishnois, des villageois qui ont une manière de vivre particulière, avec un profond respect de la nature. Ces premiers "écolos" par philosophie existent depuis le quinzième siècle.

Leur principe de vie se base sur le fait d'être végétarien, non violent, de protéger les animaux et les grands arbres et adopter une tenue vestimentaire particulière. Les femmes portent des bijoux qui constituent toute leur richesse. En cas de besoin elles en vendent un ou deux pour subsister. Et quand les temps sont meilleurs elles en rachètent d'autres.

"En 1730 le maharadja de Jodhpur envoya des coupeurs de bois dans les villages car il avait besoin de gros arbres pour ses meubles. Les Vishnoïs sortirent de leurs villages et leur demandèrent de ne pas couper les arbres, expliquant que c'était contraire à leurs croyances. Le maharadja décida malgré tout de faire couper les arbres. Une femme Vishnoï (Amrita Devi) entoura un arbre de ses bras et les autres femmes firent de même, ainsi que les hommes, les vieillards et les jeunes. Tous prirent un arbre à bras le corps. Et les bucherons coupèrent : bras, jambes, têtes... et arbres. En tout, 363 personnes furent ainsi sacrifiées en protégeant les arbres.

Il n'existe pas d'autre exemple dans l'histoire où des humains offrirent leur vie pour sauver des arbres. "(Source : Routard).

Nous avons été accueillis dans plusieurs villages et avons partagé un moment avec quelques familles autour d'un "chaï". Leurs conditions de vie sont très primitives mais... ils sont heureux!

 

 

La grand-mère Vishnoï est  fière de ses petits-enfants

La grand-mère Vishnoï est fière de ses petits-enfants

L'arrière grand-mère de 95 ans (bon pied, bon oeil) et sa petite-fille de 9 mois

L'arrière grand-mère de 95 ans (bon pied, bon oeil) et sa petite-fille de 9 mois

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Rédigé par Maria

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Publié le 13 Février 2018

Nous avons passé deux jours en compagnie des écoliers que nous parrainons. C'est dans une école toute particulière que sont scolarisés les 17 enfants parrainés.  Cette école accueille 250 enfants (de la maternelle au collège)et leur enseigne non seulement toutes les matières traditionnelles (lecture, écriture, géographie, maths, sciences, sport, etc.) mais aussi le jardinage, la cuisine, la couture et même le filage du coton. A travers ces ateliers, les filles et les garçons utilisent de nombreuses connaissances acquises dans les matières "classiques", mais travaillent aussi  la motricité fine et apprennent des techniques très concrètes.

L'apprentissage du respect de l'autre, de l'environnement, de l'égalité entre filles et garçons, des conséquences de leurs actes sont des sujets également abordés au quotidien.

Les enfants qui ont des difficultés d'apprentissage sont repérés et ont des cours particuliers pour leur permettre d'atteindre le maximum de leurs capacités.

Le premier jour, après avoir visité toutes les classes, nous avons rencontré les enfants parrainés. Comme la barrière de la langue est un frein pour communiquer (la langue utilisée  dans l'état du Maharashtra est le Marathi), c'est la directrice Sushama Sharma qui a traduit tous les échanges.

 

La directrice de l'école avec le plus jeune enfant parrainé

La directrice de l'école avec le plus jeune enfant parrainé

Les questions portaient sur leurs matières préférées à l'école, sur leur souhaits pour leurs études futures et sur leur situation familiale

C'était souvent sur ce dernier sujet que l'émotion n'était pas loin.

Pour l'un c'est la maman décédée, pour l'autre la grande pauvreté  ou le père ayant des problèmes d'alcool. C'est le quotidien de ces enfants...

Cette année nous avons souhaité que notre présence soit un peu comme un jour exceptionnel. On nous a conseillé pour faire plaisir à tous de leur offrir un repas de fête. C'est fut donc pour chacun et chacune un plateau avec une préparation à base de riz et une portion de dessert.

Spontanément, un jeune de 16 ans environ est venu nous parler en anglais et nous remercier au nom de tous.

 

 

Le repas préparé spécialement pour les 250 enfants

Le repas préparé spécialement pour les 250 enfants

 

C'est à tour de rôle que les jeunes écoliers ont dégusté les plats nourrissants et festif.

Une fois le repas terminé, chaque enfant lavait son assiette/plateau.

La classe de maternelle
La classe de maternelle

La classe de maternelle

Le cours de filage de coton, la leçon de géographie
Le cours de filage de coton, la leçon de géographie

Le cours de filage de coton, la leçon de géographie

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Rédigé par Maria

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Publié le 12 Février 2018

Nous venons de découvrir qu'un espace de massage existe à Magan Sangrahalaya depuis des années et nous n'en savions rien !! Il faut dire que l'enseigne (devant laquelle nous sommes déjà passés à plusieurs reprises) est écrite en Hindi ou Marathi (la langue du Maharastra, l'état dans lequelle nous sommes en ce moment.

Notre amie Vibha nous en a parlé tout à fait par hasard et aussitôt un rendez-vous a été pris pour la fin d'après-midi. 

Un grand gaillard nous attend devant la porte... C'est le Dr Dhananjay qui va s'occuper de Pascal dans la salle de droite. Une petite femme toute mince m'invite à passer à gauche.

Elle a l'air frêle et timide mais une fois sur la table de massage c'est autre chose ! Toute la force des mains de ma soeur, euh... des mains de masseur (ou plutôt masseuse) se concentrent sur mes pauvres muscles et à plusieurs reprises je manque de pousser un cri de douleur. Je tends l'oreille pour essayer de deviner si dans la pièce à côté cela se passe aussi bien. Pas de hurlements, c'est déjà ça ! 

On est loin des normes européennes de nos instituts de beauté  (ici, la table de massage est recouverte d'un "tissu" en plastique -genre de sac de riz- le petit coussin sur lequel je pose la tête est lui recouvert d'un papier journal...) mais  la technique de massage semble très efficace - méthode du Kérala- et la musique douce est relaxante .

La masseuse utilise au moins un demi litre d'huile de sésame agréablement parfumée pour enduire le corps entier (elle en ajoute un peu plus pour les cheveux et la tête!). C'est donc toute dégoulinante d'huile qu'après trois quart d'heure de massage, de palper/rouler et autre malaxage tonique, que je m'assieds dans une grosse boite équipée d'un siège en bois où seule ma tête émerge. Juste à côté de cette boite il y a un réchaud à gaz avec une cocotte minute dont le couvercle est équipé d'un tuyau. La masseuse allume le gaz et branche le tuyau à l'arrière de la boite dans laquelle je suis assise. Je ne vous cache pas que je suis très légèrement inquiète. Heureusement, tout se passe bien. C'est donc un bain de vapeur assez rudimentaire et tout à fait original  qui termine cette séance, juste avant une douche  à l'indienne (un grand seau d'eau tiède  accompagné d'un "gobelet" pour se rincer du shampoing et savon). 

Quelques minutes plus tard, habillée et coiffée,  je retrouve ensuite un Pascal tout aussi trituré et pétri de toutes parts que je l'ai été et nous repartons tous les deux ravis de notre expérience.

L'entrée du centre de massage et les enfants qui vivent à Magan Sangrahalaya

L'entrée du centre de massage et les enfants qui vivent à Magan Sangrahalaya

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Rédigé par Maria

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Publié le 7 Février 2018

Notre présence a servi de prétexte à d'autres réjouissances organisées par l'équipe de Dilasa: La remise de "diplômes" à plusieurs femmes ayant suivi un stage de couture. Et pour cumuler les festivités, il a été remis ce jour-là également à 6 autres femmes un rechaud à gaz 2 feux complets avec tuyau, détendeur et bouteille de gaz.

Vous vous posez peut-être la question : "Pourquoi ?"

Pour faire la cuisine, les villageoises pauvres (en général les aborigènes, appelés "adivasis" ou "tribals") utilisent le bois. Pour trouver ce combustible il leur faut souvent parcourir des kilomètres et passer donc beaucoup de temps, avec le risque de croiser des gardes forestiers qui exigent de l'argent en échange de pouvoir couper et ramasser du bois et qui ont des comportements assez durs et irrespectueux envers elles.

Il y a beaucoup d'avantages à l'utilisation du gaz pour la cuisine :

- de nombreux arbres sont épargnés

- gain de temps énorme car ne nécessite pas  de déplacements journaliers dans la forêt ni de coupe ou ramassage de bois

- le temps de cuisson et de préparation des repas est écourté

- durant le temps épargné, les femmes peuvent consacrer plus de temps à des activités qui peuvent leur faire gagner un peu d'argent (jardinage, cueillette du coton, etc.). Le salaire qu'une femme peut gagner en 8 heures est de 150 roupies (1,90 euros !!)

-Plus d'insultes ou de harcèlement de la part des gardes forestiers.

- Plus de douleurs lombaires causées par le transport du bois

- Beaucoup moins de problèmes pulmonaires (et d'irritation des yeux) car les femmes ne sont plus exposées à la fumée.

En tant qu'européens, nous ne nous rendons pas compte (en général) de la chance que nous avons, par rapport à ces villageoises. Pour elles, le passage de la cuisine au bois à celle faite au gaz est un progrès énorme, qui change leur vie.

Il n'est pas question pour l'association Dilasa de donner purement et simplement ces réchauds à gaz, mais plutôt de permettre à ces femmes de rembourser chaque mois 300 roupies (l'équivalent de 3,80 euros) jusqu'au remboursement complet de 4200 roupies (53 euros). Pourquoi ? L'association Dilasa n'a pas les moyens, d'une part d'offrir ces réchaud, mais leur intention est également que ces villageoises ne soient pas "assistées" et qu'elles puissent avoir la fierté de rembourser petit à petit leur réchaud. Lorsque les personnes participent activement et personnellement à l'achat de matériel, quel qu'il soit, elles en prennent souvent plus grand soin que lorsque c'est offert.

Cuisiner plus responsable
Cuisiner plus responsable

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Rédigé par Maria

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Publié le 3 Février 2018

Nous sommes maintenant arrivés dans notre lieu préféré en Inde, c'est-à-dire à Wardha.

Depuis que nous avons atterri à Mumbai, nous avons déjà visité beaucoup de choses. Pas des lieux touristiques, ça non, mais plutôt des endroits où "il se passe quelque chose". Comme nous avions quelques heures à passer à Mumbai avant de prendre un train, on nous a proposé d'aller visiter un hôpital pour animaux.

En Inde les animaux ont le droit, tout comme les humains, de circuler librement. C'est pour cela que dans la rue, sur les routes ou les chemins il y a de nombreux chiens, buffles, ânes, chèvres, vaches (sacrées), mais aussi des animaux plus sauvages comme les singes. Comme le trafic est assez intense et que les animaux n'ont pas tous leur permis de conduire, il arrive fréquemment que des animaux soient blessés par des véhicules. Ils sont alors amenés dans cet hôpital où des vétérinaires et autres soignants les opèrent et les soignent avec dévouement avant de les rendre à la liberté.

Je crois que Gandhi disait quelque chose de ce style : "on peut mesurer la grandeur d'une civilisation (ou d'une nation?) à la manière dont elle traite les animaux..."

C'est sous la direction du Dr Shakuntala Majumdar et de son mari que les pauvres éclopés et autres accidentés sont soignés et nourris dans un espace très réduit, mais aussi dans une grande propreté. Les  animaux sauvages sont également opérés et soignés lorsque leur état de santé le nécessite. C'est comme cela que nous avons vu  des tortues, des oiseaux et un varan en piteux état dans une cage. Un tout petit porcelet rose et coquin tentait de goûter à un petit bout de varan à travers les barreaux...

 

Hôpital pour animaux
Hôpital pour animaux

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Rédigé par Maria

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Publié le 8 Janvier 2012

 

Voici donc la fin de notre séjour si enrichissant.

 

Nous en repartons plein d'admiration pour le Sénégal et ses habitants et le souhait d'essayer de faire "avancer" les choses dans le bon sens, dans la mesure de nos moyens.

 

C'est pourquoi, consternés par l'envahissement des plastiques en tous genres dans ce beau pays, nous avons réalisé une  petite séance de sensibilisation à l'environnement en ramassant des déchets dans un espace près des cases de Faoye.

 

Nous espérons pouvoir faire  plus à l'avenir... dans différents domaines, si possible.

 

Fin d'une belle aventure.

 

 

 

 

 


 


 


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Rédigé par Maria

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Publié le 6 Janvier 2012

 

Tout d'abord, merci de tous vos commentaires qui font chaud au coeur. Quel plaisir de jouer au reporter pour des lecteurs aussi attentifs et gentils !

 

Pour voir l'ensemble des articles concernant ce voyage, cliquez ici


 

Pour bien commencer l'année dans cette campagne perdue du Sénégal (dans la région du Siné-Saloum), nous sommes partis dans la matinée du 1er janvier,  à la « recherche de l’arche essaim perdu » ou plus exactement nous sommes allés chercher si un essaim d’abeilles avait élu domicile dans un arbre proche du village. Le jour précédant, nous avions repéré que des abeilles venaient chercher de l’eau dans une jarre mais que beaucoup s’y noyaient. Tout le monde sait que les abeilles favorisent le développement des fruits en pollinisant les fleurs. En ce moment, c’est la saison des fleurs de manguiers, il faut donc essayer de faire en sorte d’éviter la mort inutile des abeilles, pour que la récolte des mangues soit bonne pour que ces courageux villageois puissent en profiter.


Malgré nos recherches nous n’avons pas trouvé l'endroit d'où venaient les abeilles. Par contre, nous avons trouvé des nids d’oiseaux tisserands, une termitière au pied d'un arbre et… un chat caché dans le creux d’un arbre.


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Dans l’après-midi, nous sommes partis, en compagnie de Ousmane et quelques amis, dans un village voisin pour assister à un combat de lutte sénégalaise (sport national et favori, avant le football). Pascal en avait déjà vu des extraits à la télévision à Dakar, mais là, nous allions y assister en direct.


Autour d’un terrain sableux entouré de filets (pour contenir les spectateurs), les chants Sérères nous faisaient patienter, accompagnés du rythme soutenu des tam-tams et autres djembés des « griots » (membres d'une ethnie de musiciens).

 

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Puis l’arène a commencé à se remplir avec les premiers lutteurs, accompagnés de leurs entraineurs. Tout un rituel s’est mis en place. Les athlètes ont commencé à s’échauffer, le torse et les jambes nus, parés de quelques gris-gris destinés à favoriser la victoire. Leurs pas, proches de la danse, étaient assez intimidants, tel le « haka » des All Blacks. De temps à autres, ils s’aspergeaient de différents liquides préparés spécialement par leur marabout, sensés leur donner confiance en eux, de la force, enfin tout pour gagner. Bien sûr, certains marabouts devaient être moins efficaces que d'autres car il y avait un perdant lors de chaque combat... 

 

(pour en savoir plus, reportez-vous à Wikipedia, par exemple : lutte sénégalaise)

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Tous étaient grands, fiers, musclés et concentrés. Les combats ont commencés avec les poids légers et la foule vibrait à chaque mouvement. Le rythme lancinant des tams-tams et autres djembés faisait monter la pression.

N'étant pas particulièrement intéressée par les sports de combat, j'ai trouvé pourtant très intéressant ce tournoi traditionnel qui est organisé dans chaque village à tour de rôle et qui fait partie intégrante de la culture sénégalaise.


La lutte était autrefois une fête rythmique qui intervenait après une récolte abondante chez les Sérères, après une bonne pêche chez les Lébous. Elle permettait, tout en se divertissant, de mesurer la valeur et l’adresse des guerriers. Des tournois de lutte étaient organisés pour déterminer le champion du village entre les localités voisines. (http://www.au-senegal.com)

 

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Jusque dans la nuit, les lutteurs ont combattus, les perdants terriblement déçus et abattus et les gagnants savourant modestement leur victoire… (leur récompense: l'admiration de tous et un ou plusieurs sacs de riz).

 


 

Quelques réflexions au hasard :

Nous apprécions beaucoup la gentillesse légendaire des Sénégalais. Ils sont particulièrement accueillants, comparés à d'autres peuples que nous avons rencontré lors de nos voyages.

 

Nous sommes en admiration devant le profond respect qu'ils témoignent envers leurs aînés, qu'ils soient de la famille ou non. L'éducation de la plupart est exemplaire. Ousmane nous expliquait qu'étant l'aîné de la famille, il se devait d'être un exemple pour ses frères et soeurs et ne pouvait donc pas se permettre d'écarts de conduite.

La grand-mère est considérée comme un élément important de la famille. Elle transmet les traditions orales et quand sa santé n'est plus aussi bonne, elle s'occupe des petits-enfants. Mama Adama est très reconnaissante à la France d'avoir accueilli son fils ainé, qui vit à Paris.

 

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La nourriture sénégalaise est délicieuse, et en particulier celle préparée par notre hôtesse de Dakar, Bineta. Non seulement c'était un régal, mais elle trouve toujours la façon de la présenter d'une façon très agréable.

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Dakar est une ville qui n'a qu'une seule route principale de sortie, ce qui occasionne des embouteillages monstres tous les jours. Nous avons passé des heures et des heures dans la pollution des pots d'échappement, la poussière, le bruit des moteurs... (pour aller à Thies/Fandène, pour en revenir, pour aller à Faoye, pour circuler dans Dakar même, etc.)

 

 

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Heureusement les conducteurs sont plutôt corrects entre eux. Mais tout ce temps perdu est bien embêtant. Surtout quand on tombe en panne.

 

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Comme nous sommes en période électorale, les partisans des candidats organisent des congrès où les femmes portent les couleurs du parti. Elles se déplacent en groupe dans des minibus ou se groupent le long de la route. Ce qui, pour l'oeil, est plutôt agréable. Je n'ai, malheureusement pas pu en faire de photo correcte.

 

Le lac Rose (au nord de Dakar) n'est pas rose tout le temps, car lors de notre visite, il n'y avait de vagues reflets rosâtres sur les bords, mais pas plus. Il paraît qu'il faut revenir au mois d'avril. En effet, le lac a cette couleur grâce à une micro algue qui, pour résister à la teneur énorme en sel  sécrète une substance rouge. Et au mois d'avril, la "saison sèche" provoque une évaporation importante de l'eau et accroit le taux de salinité (10 fois supérieure l'eau de mer). Par contre il y a des vendeurs et vendeuses de babioles assez ... insistants.

Ousmane, notre ami, interprète, guide, chauffeur et bien plus (et futur visiteur médical) devant le Lac Rose.

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Les jeunes qui pourraient avoir des tendances à devenir délinquants sont dirigés vers la lutte sénégalaise et de ce fait, reviennent très vite dans le droit chemin, car il faut un entrainement quotidien et très rigoureux pour devenir lutteur. Donc s'il y a beaucoup de chômage au Sénégal, il y a peu de délinquance...

 

Voilà pour aujourd'hui...

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Rédigé par Maria

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