re suite
Publié le 28 Janvier 2011
Tout d`abord merci pour les commentaires. Nous allons bien tous les trois et apprecions chaque jour. Nous sommes efficaces et en meme temsps, nous laissons venir les choses ( c`est indispensable en Inde)
L`attrait de la ville avec des salaries et logements confortables n`ont pas detourne ces jeunes medecins de la mission qu`ils se sont donnes, (pourtant ce ne sont pas les logements spartiates ou les indemnities symboliques qui les ont fait rester a Hemalkasa.
On retrouve la meme facon de soigner, d`etre au service des autres de maniere desinteressee.
Deux generations qui se devouent pour les exclus, c`est beau, mais trois generations (Baba Amte, Prakash et Manda Amte et maintenant leurs enfants) c`est assez exceptionnel. Surtout dans l`Inde d`aujourd`hui ou la majorite des habitants est tres attire par la societe de consommation et tout ce qui est moderne.
A Hemalkasa aujourd`hui il y a l`hopital mais aussi une ecole (ou les enfants sont internes) qui accueille 650 eleves, tous venant des tribus des villages aux alentours. Ces enfants aborigenes sont loges, nourris et scolarises gratuitement ( leurs familles sont generalement tres pauvres et souffrent souvent de malnutrition). Les eleves sont tres assidus et une majorite terminent leurs etudes et obtiennent soit le brevet, soit le bac.
Les jeunes aborigenes ont aussi de bonnes capacities sportives et participent regulierement a des competitions au niveau regionales et meme nationals. Leurs disciplines favorites sont : course a pied, lancement du javelot et saut en hauteur et longueur.
Une autre particularite de ce lieu pas comme les autres : le Dr Prakash a amenage un lieu d`accueil pour des animaux blesses ou orphelins : singes, bebes ours, serpents, leopards, etc. Il appelle cela “l`orphelinat d` animaux”. Il y a beaucoup de respect pour les humains et les animaux a Hemalkasa.
Dr Prakash et son petit-fils en compagnie d`un bebe ours
orphelin.
Respect pour la vie de tous les animaux, (peut-être quand même pas pour celle des moustiques !)
Baba Amte, son père, disait avec beaucoup d'humour : " Je pourrais affronter un tigre, mais pas un moustique !"