Publié le 29 Décembre 2011

 La fin de nuit a été un peu mouvementée. Juste une bestiole inconnue (souris sénégalaise ?) dans la chambre  faisant un bruit d’enfer à gratter et à grignoter du bois, du papier, etc…

Petit déjeuner en famille (café instantané ou thé, baguettes de pain, beurre) puis, après avoir « palabré » avec un autre membre de la famille que nous ne connaissions pas encore (arrivé pour prendre le petit déj’), nous avons été conduit par Ousmane (un jeune neveu étudiant) vers l’embarcadère pour l’île de Gorée, à 20 minutes de « chaloupe » de Dakar.


Dans cette île très connue, nous avons visité le musée retraçant l’histoire du Sénégal, mais surtout la Maison des esclaves. C’est une des dernières esclaveries, rénovée pour servir de musée/exposition. Plus de 200 esclaves (hommes, femmes, enfants) étaient entreposés comme du bétail dans des conditions inhumaines.

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 Un conteur haut en couleur nous a retracé le fil de ce douloureux passé. Cette Maison des esclaves est un « lieu privilégié de mémoire et de méditation sur la folie des hommes… ».

 

 


Une statue représentant la libération des esclaves à la fin du 19ème siècle.P1250789 [1024x768]


La prison des enfants…


Un cachot où plus de 20 esclaves étaient « entreposés »durant des mois avant de partir pour l’Amérique, dans les champs de coton ou de canne à sucre.


Nous sommes devant la « porte sans retour » d’où partaient hommes, femmes et enfants esclaves, sans espoir de retour.

 


 

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Rédigé par Maria

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Publié le 28 Décembre 2011

 

 

Premier objectif aujourd’hui : aller remettre l’ordinateur portable qui nous a été confié par l’association Orthez-Podor à la Paroisse St Abraham dans le quartier Guédiawaye. Nous rencontrons Frère Grégoire, d’origine camerounaise qui nous explique avec enthousiasme son action auprès des jeunes de Podor. Il a travaillé là-bas durant deux ans et s’inquiète un peu que les jeunes sénégalais voient l’Europe et en particulier l’Espagne comme l’Eldorado où le travail et l’argent coule à flots. Il faut dire que le taux de chômage est très élevé ici.

 

Nous avons gouté à notre première thiéboudienne ! Incontournable plat sénégalais que nous avons dégusté à la façon « famille », c’est-à-dire tous dans le même plat. Pour dresser la « table », un tissu est étendu par terre et de petits tabourets en bois sont disposés autour du plat.

 

 

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Quand tout le monde a pris place, chacun utilise sa cuillère pour se servir de la nourriture qui est située devant soi. Très sympathique et convivial !

 

 

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De temps en temps, la maîtresse de maison, Bineta, glisse un petit bout de poisson à l’endroit qui est censé être notre « portion », ou un bout de patate douce ou de manioc. Le fait de partager ainsi le repas familial nous honore. Et nous nous régalons ! Légèrement relevé, c’est un plat plein de saveur à base de riz, poisson, oignons et quelques autres légumes. Nous n’avions jamais pensé que ces quelques ingrédients pouvaient autant nous étonner le palais. Comme on nous encourage à toujours manger un peu plus, ce n’est pas ici que nous allons maigrir (dommage car un petit régime ferait pourtant un bien fou à notre ligne…)

 

Nous avons beaucoup de chance de partager quelques jours durant, la vie d’une famille sénégalaise car c’est de cette façon que nous pouvons apprécier le mieux les modes de vie et habitudes (culinaires) de ce pays. Un mot qui résume ce que nous vivons depuis notre arrivée, c’est le mot wolof « teranga » qui signifie « hospitalité ».

 

Il faut dire que Diaga est le frère d’un ami de longue date de notre association, Ousmane. Ils ont créé une association nommée « Amélioration des Conditions de Vie » (ACV) qui fait le maximum pour développer leur village natal et ses environs. Ce village s’appelle Faoye et se situe à environ 150 km au sud-est de Dakar (Voir sur Google maps, pour ceux que cela intéresse…) Dans quelques jours nous irons passer quelques jours à Faoye et fêter le nouvel an avec les habitants de ce village de 400 habitants. D’après ce que l’on nous a dit, il n’y a pas d’électricité là-bas, mais quelques panneaux solaires assurent l’éclairage. Pas d’internet non plus, bien sûr. Nous vous en dirons un peu plus à notre retour à Dakar.

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Rédigé par Maria

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Publié le 26 Décembre 2011

Bonjour à  tous,

 

Le voyage a bien commencé avec quelques heures d’escale à Madrid, ce qui nous a permis de visiter l’aéroport en long en large et en travers. Belle construction toute en longueur très vide en ce jour de Noël.

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Nous sommes bien chargés avec nos deux valises et nos deux bagages de cabines. Dans nos valises nous avons de nombreuses fournitures scolaires et des médicaments, récoltés grâce à la générosité des uns et des autres,  d’Orthez ou des environs.

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Mais il y a aussi tout un lot de matériel sportif donné par le club de football de Salies. Nous y avons ajouté deux ballons « tous terrains ».


Nous avons été accueillis hier soir (après une heure d’attente à la douane) par Diaga, le frère d’un ami de l’association. D’abord il y a eu un petit quiproquo car un jeune sénégalais est venu nous rejoindre  juste au moment où nous avions récupéré nos valises. 

 

Il avait nos noms inscrits sur un papier, donc nous pensions que c’était Diaga lui-même.  Comme les bagages devaient être passés aux rayons (recherche de matériel illicite probablement), le jeune  nous a proposé de sortir discrètement 20 euros pour les donner aux douaniers pour éviter qu’ils n’ouvrent les valises.

 

Légèrement surpris, Pascal lui a dit que nous n’avions rien à cacher et qu’en plus 20 euros c’était cher ! Un peu déçu, le jeune a dit que nous pouvions essayer de faire sans donner un bakchich, mais que c’était à nos risques et périls. En fin de compte, tout s’est bien déroulé et quelques dizaines de mètres plus loin, juste à la sortie, nous avons rencontré le vrai Diaga. Comme il attendait depuis plus d’une heure, il était un peu inquiet de ce retard et il avait payé ce jeune  pour aller à notre rencontre en  passant  différentes barrières administratives.  Première expérience d’un petit « malentendu ».


Ensuite, après des salutations chaleureuses, nous sommes allés à la voiture du neveu qui nous a amené jusqu’au domicile, dans le nord de Dakar.Nous logeons chez lui, dans sa famille (qui est grande car elle ne compte pas seulement ses deux fils et sa femme, mais aussi les neveux, nièces…)


Un repas copieux nous attendait, préparé par Bineta. Nous avions déjà mangé dans l’avion, mais elle semblait déçue alors… Pascal s’est « sacrifié » et a fait honneur à un délicieux poulet  frites façon sénégalaise.


Puis la famille nous a fait visiter notre chambre équipée d’une moustiquaire (eh oui, il y a des moustiques, dont certains peuvent vous faire « cadeau » du paludisme).

 


26/12/2011

Ce matin nous avions mis le réveil pour  être sûrs d’être prêts à l’heure pour pouvoir discuter avec  le maître de maison avant son départ pour son travail. Mais nous avions oubliés qu’il y a une heure de décalage avec la France. .. En résumé, nous étions douchés, pomponnés, fin prêts alors que tout le monde dormait encore ! Une heure plus tard on entend le chant d’un coq en symbiose avec la prière du matin car la mosquée n’est pas loin. Et ça bouge enfin dans la maison !                                                               

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Rédigé par Maria

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